Pourquoi traduire un regard ?

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Aller dans la forêt de Marly voir des chênes remarquables, des hêtres pourpres ; et ce bouleau, l’écorce écorchée, crevassée.

L’imagination s’enfonce dans les crevasses, jusqu’à planer au-dessus de la cascade de glace, Khumbu Icefall, passage obligé des alpinistes dans l’ascension de l’Everest par le versant népalais.

Les sherpas voient les risques ; posent des échelles pour ne pas tomber dans les crevasses.

Ils travaillent dans un univers d’une sublime beauté ; l’écorce de la montagne.

Qu’imaginent-ils ?

Dans la forêt, à l’intérieur de l’écorce, le bouleau accueille une mésange ; une fois qu’il sera fait, que de brindilles elle mettra dans son bec, pour construire son nid.

La chanson Bec de Bertrand Belin parle de ça et d’un volcan dormant ; la cascade de glace dort aussi, d’un sommeil très agité.

Le voyageur se calme, laisse son regard pénétrer les failles de l’écorce, sans crampon, ni mésange, rien d’autre que du temps passé à percevoir… Le trait de l’abstrait ?

Est-il une écriture qui simplifie la traduction d’un regard ?

Pourquoi traduire un regard ?

Traduire, faire correspondre l’inconnu et le connu ; pour comprendre ?

Quand l’inconnu ne l’est plus, son mystère en prend un coup, même s’il y a toujours de la perte au passage, comme le montrait si mal le film au titre ambitieux, Lost in translation.

Pourquoi traduire un regard ?

Pour le partager, pour sortir de la contemplation pure ; par ce que partager, c’est la vie même.

 

 

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