Les plus belles fesses d’Orsay

Hier, Les plus belles fesses d’Orsay sont passées à la télé !

 

Grand moment de free-style au musée !

 

À tous ceux qui ont envie de la visite intégrale : réservez-là en petits groupes à la date de votre choix.

 

Quel est l’intérêt de venir en groupe ? Vous regardez mieux entourés de vos amis ; leurs regards libèrent le vôtre…

 

Appelez-moi au 06 82 29 37 44

 

Bruno de Baecque

 

Les plus belles fesses d’Orsay passent à la Télé

Lundi 11 décembre, à 23 h 30 (après le 3e épisode de la série No Offence) : Vu sous cet angle passe à la télé dans l’émission Stupéfiant (France 2).

 

Ne ratez pas un truc pareil !

 

Le thème de l’émission : pourquoi le nu pose problème sur les réseaux sociaux, alors qu’il est très facile de voir des œuvres d’art de nus au musée d’Orsay ?

 

Le reportage de 3 minutes a été réalisé à partir de la visite Les plus belles fesses d’Orsay.

 

Cette visite est la sœur de la visite culte : Les plus belles fesses du Louvre

 

Ça fait un super cadeau de Noël ! Vous pouvez réserver chacune de ces visites pour un petit groupe.

 

Pour en savoir plus, appelez-moi :

06 82 29 37 44

 

Enfin, un conseil, précipitez-vous ! C’est l’hiver qu’il y a le moins de monde dans les musées.

 

Bruno de Baecque

L’éloquence, parlons-en !

Le film Le Brio est sur les écrans. L’occasion de rappeler qu’en 2017, quatre films français parlent de paroles sinon d’éloquence. La question se pose : qu’est-ce qui prime, bien parler pour que les autres nous distinguent ou bien les écouter pour les inviter à ouvrir leur cœur ?

 

Neïla Salah, en première année de droit à Assas, se fait agressée verbalement en plein amphi par le professeur Pierre Mazard, très sûr de sa supériorité, sous prétexte qu’elle est arrivée avec 5’ de retard ; ils vont se revoir fréquemment car il va la préparer au concours d’éloquence. Pourquoi ? C’est le sujet du film d’Yvan Attal, Le Brio, à la hauteur de son sujet, excellent !

 

L’éloquence est aussi le sujet du documentaire À voix haute, La force de la parole, réalisé par Stéphane de Freitas, sorti en avril. Un slameur, une metteuse en scène, mais surtout un avocat, entrainent des jeunes étudiants à maitriser le discours pour gagner le concours « Eloquentia », organisé depuis 2012 par L’Université de Saint-Denis. L’énergie vocale, la maitrise du verbe de l’avocat, sont impressionnantes ; comme le parcours du vainqueur, fasciné par l’amour de son père pour les mots, stimulé par ses traversées de la forêt jusqu’au RER. Un film essentiel !

 

L’éloquence, parlons-en ! Elle est le pré carré de la bourgeoisie qui reconnaît les siens à leur verbe et leur tenue ; méprise ceux qui parlent et s’habillent mal, selon ses critères, comme en banlieue. Jusqu’à quand ce cirque va-t-il durer ?

 

La parole est aussi un sujet sans l’éloquence. Dans une salle polyvalente de La Ciotat, des jeunes en réinsertion, à l’invitation de Pôle Emploi, participent à un atelier d’écriture ; le film L’Atelier de Laurent Cantet, sorti en octobre, montre à quel point il est difficile pour eux de parler, même d’un sujet qui les concerne. Parler, s’écouter, se considérer les uns les autres devient possible grâce au talent de la formatrice, troublée par la sincérité de l’un d’eux. Un film fondamental !

 

La parole est encore un sujet lorsque le handicap l’empêche. Une jeune bègue brillante à l’écrit en Terminale, est incapable de parler ; sa honte dure jusqu’à ce qu’elle rencontre un type de 30 ans qui ne sait pas lire et a honte de le dire. Ils vont s’aimer et se libérer. C’est le film M, réalisé par Sara Forestier. On est dans la marge, c’est drôle, ça fout les j’tons, c’est beau, c’est punk ! Putain de premier film !

 

La parole m’intéresse ; j’en ai fait mon métier de guide conférencier. La parole est d’autant plus riche qu’au lieu de briller, d’être l’essence d’un divertissement de qualité – les bons mots fusaient à la cour de Versailles – elle circule, se partage, se ponctue de silence ; souvent dans une visite, les mots d’une personne timide, assez en confiance pour dire ce que l’œuvre lui fait, nous fissurent.

 

Dans Le Brio, en bas d’une tour de banlieue, tandis que l’héroïne et son amoureux s’embrassent, un jeune de 10 ans les voit ; il est touché et dit à son copain avant de s’en aller : « Regarde comme il l’a fissurée ! » .

 

Puisse Le Brio cartonner afin qu’il devienne un objet de débat sur les réseaux sociaux, les plateaux TV, dans des revues spécialisées, et que la raison même de l’éloquence – s’élever dans la société – soit remise en cause : il sera toujours intéressant de s’élever, mais pas forcément dans la même société…

Le mail de l’éolienne

Le jeune Karl Marx est un film impressionnant : on se retrouve avec Marx, son ami Engels, Proudhon et Bakounine : quand même ! Marx critique Proudhon pour sa Philosophie de la misère, dont il va tirer La misère de la philosophie.

 

Et dans ce bouquin y a écrit : « En acquérant de nouvelles forces productives, les hommes changent leur mode de production, et en changeant le mode de production, la manière de gagner leur vie, ils changent tous leurs rapports sociaux. Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain; le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel.  »

 

L’éolienne, quelle société donnera-t-elle ? Une société moins agitée ; plus contemplative.

 

Marx n’imaginait pas l’éolienne comme réponse à nos problèmes ; mais il pensait qu’il fallait arrêter d’interpréter la société ; il fallait la transformer.

 

Comment ? Considérer les éoliennes ; plus on considère, moins on est sidéré comme un con !

 

Échanger sur le bruit que font les éoliennes et le « paysagicide » qu’elles représentent : le bruit de l’éolienne interdit toute habitation à moins de 500m ; l’éolienne nuit-elle au paysage ?

 

Les éoliennes sont belles avec leurs trois ailes, danseurs aux longs corps qui évoluent lentement et rendent gracieux les abords d’autoroutes…

 

Mais l’éolienne, son aile en moins que le moulin, sa hauteur en plus, n’a pas le charme de l’ancien où Les Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet présentaient La chèvre de Monsieur Seguin qui voulait la liberté à en mourir…

 

Que voulons-nous ?

 

Cultiver nos jardins potagers pour nous auto-suffire.

 

Troquer notre surplus, contre le surplus des autres.

 

Considérer chaque travail à sa juste valeur.

 

Contempler les œuvres d’art dans les musées gratuits parsemés de nombreuses buvettes et banquettes, chauffés par l’énergie produite grâce aux éoliennes.

 

L’éolienne dépend du vent qui souffle la réponse, comme le chante Bob Dylan ; parfois le vent souffle la question à celui qui ne s’en doutait pas et qui ne sait que répondre ; il laisse en suspens et le vent continue à souffler…

 

 

Le Louvre viendra-t-il Abu Dhabi ?

Forteresse, château, palais, musée, marque ; le Louvre est passé du Moyen-Age, où il protégeait, au XXIe siècle où il vend sa marque pendant 20 ans pour aider à la promotion de l’art à Abu Dhabi, l’émirat de l’argent roi et l’absence de liberté.

 

Le Petit Futé recommande à qui vient visiter Abu Dhabi : ne sois pas négligé•e, ne montre pas de marque d’affection, ne t’énerves pas au volant, ne parle pas de la famille régnante ni d’achats d’armes, encore moins de prostitution, ni du sort peu enviable des ouvriers immigrés originaires de toute l’Asie, employés sur les chantiers dont celui du Louvre Abu Dhabi, selon Bénédicte Jeannerod, directrice France de l’ONG Human Rights Watch.

 

Bonne visite au Louvre Abu Dhabi qui vient d’ouvrir !

 

Dans cette perspective, un dessin de Willem, paru dans Libération du 7 novembre, montre La Vénus de Milo avec deux visiteurs, l’un arabe, l’autre occidental ; l’arabe dit à l’autre :

« Étonnement moderne : cette voleuse à qui on a coupé les mains ! ».

 

Cette bonne ambiance nous montre l’intérêt du contexte du regard ; le citoyen d’Abu Dhabi trouve que cette Vénus antique est en phase avec la société dans laquelle il vit ; le conseil du Petit Futé n’est pas pour lui.

 

Il est forcément futé faute de ressembler tôt ou tard à la Vénus de Milo qu’il considère comme une œuvre d’art ou un mannequin en marbre lui rappelant implicitement un des articles du code de conduite : tu ne voleras point, sinon…

 

Dans la réalité, la Vénus de Milo n’est pas à Abu Dhabi, elle est restée au Louvre, mais cela ne change rien à la fulgurance du dessin de Willem.

 

Jean Nouvel est l’architecte de l’ambitieux Louvre Abu Dhabi. Le musée est abrité sous une coupole flottant au dessus de l’ île artificielle de Saadiyat, construite sur le Golfe Persique.

 

Par qui ce musée sera-t-il visité ? Maud, étudiante à Paris me répond : les pilotes de lignes. Bien vu ! Natif d’Avion, l’architecte est leur homme ; son nom complet est Jean Nouvel d’Avion.

 

En France, au Louvre Lens, la Galerie du Temps, d’accès libre, est une merveille de muséographie qui facilite les liens entre les œuvres ; il est autant question de géographie que d’histoire (de l’art).

 

La culture universelle prônée au Louvre Abu Dhabi, a le goût du luxe ; à Las Vegas, il n’est question que d’argent et de s’amuser, c’est plus honnête !