La traversée de Belleville

L’écrivain qui gagne le prix Goncourt n’est plus jamais à la rue ; il peut s’acheter une maison ; il a déjà une maison d’édition. Le grand public achète son livre, découvre qu’il en a écrit d’autres…

La rue Goncourt, qui n’a d’intérêt que son nom, donne dans la rue du faubourg du Temple, le bas de Belleville, ses bazars, ses pavés, sa Java, dans une galerie à étages.

Au fond une très jolie verrière prend la lumière. Ouverte en 1923, la Java est la première boite de nuit de Paris ; Piaf y chante, Django Reinhardt y joue de la guitare…

En face, s’ouvre le passage Piver ; au fond de l’impasse du même nom, l’ancienne usine Spring Court : les fameuses baskets y sont fabriquées en 1936 par la famille Grimmeisen, avec leurs œillets pour ventiler la semelle, comme le montre cette publicité de 1958 ; le modèle bas est immortalisé par une star qui traverse un passage piéton avec les trois autres membres du groupe (1).

On arrive à l’immense cour de Bretagne dont l’origine du nom est incertaine ; elle s’est appelée cour des États Réunis, réunissant les différents corps de métiers qui travaillaient les métaux près du canal Saint Martin ; ça, c’est certain !

Juste avant le boulevard, rue de la Présentation, on commande les meilleurs sandwichs vietnamiens de Belleville dans la minuscule boutique Saïgon Sandwichs ; quand on a goûté au bœuf citronnelle…

Sur le tracé de l’actuel boulevard passait l’enceinte des Fermiers généraux ; les guinguettes étaient à l’extérieur des octrois : du côté « détaxé » !

Là démarrait « La descente de la Courtille », au début du XIXe siècle, le matin du mercredi des cendres, juste après la nuit du mardi gras, passée à dépasser les limites…

Une ambiance de carnaval, décrite par Victor Hugo dans une lettre à Juliette Drouet ; il est ivre d’amour au milieu de la foule, ivre tout court !

Au bout de la rue Ramponneau qui part de la rue Dénoyez, avec sa piscine (!), on entre dans le parc de Belleville ; en haut, on domine Paris.

En bas du parc, dans la rue Bisson, il y a l’immeuble de Madame Rosa, la reine de La vie devant soi d’Emile Ajar, alias Romain Gary, ce que le public ignore lorsqu’il gagne le Goncourt en 1975 (2).

On a commencé avec le Goncourt, on finit avec ; la boucle est bouclée, comme la coiffure de Momo le jeune héros du roman.

Cette traversée de Belleville vous donne envie de la vivre en vrai ? Ça devient une visite, inédite, vue sous cet angle !

Réservez-la avec un groupe d’amis, famille, collègues, ou un mélange des trois, pour un groupe de 6 à 16 personnes. Vin chaud garanti !

Appelez-moi pour en savoir plus au 06 82 29 37 44 (3).

(1) Abbey Road, 1969, est le 11e album des Beatles ; John Lennon porte aussi des Spring Court à son mariage.

(2) Romain Gary avait déjà eu le prix Goncourt en 1956 pour Les racines du ciel ; le prix Goncourt ne peut pas être décerné 2 fois au même auteur ; il mystifia tout le monde avec son pseudo, envoyant son petit-cousin, Paul Pavlowitch faire la promo à sa place et jouer publiquement pendant 8 ans le rôle d’Emile Ajar ; 8 ans d’écriture de Gros Câlin, Pseudo, L’angoisse du roi Salomon. Les relations entre Gary et sa couverture, ont fini, évidemment, par se dégrader…

(3) 15 % de remise aux deux premiers groupes qui réservent cette visite.

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Je me télétransporterai bien volontiers et quitterai le Pic Vert de Belleville -en – Beaujolais pour PIVER à Belleville : cette visite SA mets LO à la bouche, MON ami …
    Merci pour cet élan dans cette nouvelle belle chronique . PS vivement Paris
    PPS si tu es tenté … n’hésites pas au sujet de la rue dénoyez qui m’avait conquise

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