Drôle, le rôle du doigté !

Elle a envie de faire comme eux. Ils sont tellement drôles, au Drôle Comedy Club. Elle prend des notes. « Qui c’est celle-là ? » chanterait Vassiliu. Ils n’aiment pas les voleurs de blagues…

Voleuse, elle, avec son look de poupée de porcelaine ? Non ! Voler vers eux, voilà ce qu’elle veut, vers leur liberté, loin de chez sa mère…

Apolline est l’un des quatre personnages de Drôle, la nouvelle série que Fanny Herrero a réalisée sur Netflix

 

La série Dix pour cent sur l’agence de comédiens, c’était déjà elle.

Dans Drôle, on suit quatre jeunes inconnus, artistes de stand-up, le nom pour les nouveaux humoristes ; inconnus, donc ils ne vivent pas de leur art : livraison de sushis, vente de baskets collector…

Nézir est le plus doué pour les blagues, fabriquées avec un sens de l’analyse bluffant ; il cohabite avec son père, haut en couleur !

Aissatou est celle qui a l’air prête à cartonner, couvée par son frénétique producteur barbu ; elle déjoue tous les clichés avec son compagnon et leur appartement.

À l’opposé de ce coin cosy, il y a le bordel indescriptible où Bling, le quatrième larron en foire, surnage dans ses substances et sa colère rentrée ; il a été drôle, il redescend comme la marée quand les autres montent ; pas facile !

Drôle nous plonge à l’origine de l’esprit comique, dans l’artisanat du rire, que cherche le public, chœur de la série, du même âge que les quatre, concerné par le même sujet, le sexe !

Quand Drôle cesse d’être drôle, on perçoit l’humanité des forçats de la vanne ; Nézir que sa force intérieure place au centre ; Bling, borderline, persuadé que Nézir arrange toujours tout ; Apolline ivre de liberté, folle amoureuse de Nézir ; Aissatou dont la conscience de ce qui se fait ou non, trahir Nézir, se dilue à mesure que la taille de la scène augmente…

Une vanne nait d’un regard sûr trois fois rien ; s’ajuste, se répète, trouve le bon timing ; une vanne transcende la galère, comme ce fameux doigt, intime, et alors, tout est intime là-dedans ; le talent c’est la manière : Drôle, le rôle du doigté !

 

 

 

  1. Moi je trouve la série sympa, mais bon, elle casse pas trois pattes à un canard, comme disait feu ma mère. Quoi qu’il en soit j’aime beaucoup Apolline.

Laisser un commentaire

  • Aucun des champs ci-dessous n’est obligatoire.
  • Ce que vous saisissez sera conservé indéfiniment.
  • Votre adresse IP est anonymisée.

Résoudre : *
29 + 28 =