Le mail de l’éolienne

Le jeune Karl Marx est un film impressionnant : on se retrouve avec Marx, son ami Engels, Proudhon et Bakounine : quand même ! Marx critique Proudhon pour sa Philosophie de la misère, dont il va tirer La misère de la philosophie.

 

Et dans ce bouquin y a écrit : « En acquérant de nouvelles forces productives, les hommes changent leur mode de production, et en changeant le mode de production, la manière de gagner leur vie, ils changent tous leurs rapports sociaux. Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain; le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel.  »

 

L’éolienne, quelle société donnera-t-elle ? Une société moins agitée ; plus contemplative.

 

Marx n’imaginait pas l’éolienne comme réponse à nos problèmes ; mais il pensait qu’il fallait arrêter d’interpréter la société ; il fallait la transformer.

 

Comment ? Considérer les éoliennes ; plus on considère, moins on est sidéré comme un con !

 

Échanger sur le bruit que font les éoliennes et le « paysagicide » qu’elles représentent : le bruit de l’éolienne interdit toute habitation à moins de 500m ; l’éolienne nuit-elle au paysage ?

 

Les éoliennes sont belles avec leurs trois ailes, danseurs aux longs corps qui évoluent lentement et rendent gracieux les abords d’autoroutes…

 

Mais l’éolienne, son aile en moins que le moulin, sa hauteur en plus, n’a pas le charme de l’ancien où Les Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet présentaient La chèvre de Monsieur Seguin qui voulait la liberté à en mourir…

 

Que voulons-nous ?

 

Cultiver nos jardins potagers pour nous auto-suffire.

 

Troquer notre surplus, contre le surplus des autres.

 

Considérer chaque travail à sa juste valeur.

 

Contempler les œuvres d’art dans les musées gratuits parsemés de nombreuses buvettes et banquettes, chauffés par l’énergie produite grâce aux éoliennes.

 

L’éolienne dépend du vent qui souffle la réponse, comme le chante Bob Dylan ; parfois le vent souffle la question à celui qui ne s’en doutait pas et qui ne sait que répondre ; il laisse en suspens et le vent continue à souffler…