Le cygne fait signe

©G.Fauvet

« Un beau jour, ou peut-être une nuit, près d’un lac je m’étais endormie » chante Barbara dans L’aigle noir. Pas de lac, ni de nuit, c’est le jour que l’on voit près de Blois, des cygnes sur la Loire. Viennent-ils de loin ? Non, ils sont d’ici et se reposent par dizaines au milieu du fleuve assagi en automne, lorsqu’ils ne surveillent plus leurs petits.

 

Espérer s’approcher en canoë-kayak ? Pas de bateau en automne, les locations sont fermées jusqu’en avril.

 

Il reste cette photo prise par G. Fauvet. Le cygne fend le flot, et donne à l’eau qu’il soulève l’apparence du cristal. Ses plumes semblent en papier froissé dans laquelle irradie la lumière…

 

La tête, le bec et le cou, rappellent la réalité du cygne tuberculé. Il fut introduit au XVIe siècle comme animal d’agrément ; les individus actuels seraient échappés d’élevages même si l’espèce s’est répandue à l’état sauvage à partir des années 1970 (1).

 

La photo de G. Fauvet est la merveille qui nous console de rester à distance ; imaginons-nous arriver en silence, au milieu d’une telle magie, comme entouré d’anges.

 

Les anges sont au paradis où je ne suis pas sûr d’avoir envie d’aller ; une telle beauté n’existe-t-elle que là-bas ? Ils sont le signe que non. Pour autant, inaccessibles, fascinants, ils ressemblent à des dieux.

 

(1) Plus d’informations sur le site www.perchenature.fr