Vu sous cet angle Visites Atypiques par Bruno de Baecque 2019-07-15T20:22:44Z https://vusouscetangle.net/feed/atom/ fale https://vusouscetangle.net/wordpress/wp-content/uploads/2017/02/etoile.png Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Col d’Izoard : circuit 24]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2090 2019-07-15T20:22:44Z 2019-07-15T14:39:37Z C’est l’été, la route des vacances. Dernière chronique avant la pause ; la prochaine paraitra début septembre. L’été sur les routes de montagne, les cols sont ouverts et tout vert. Le col d’Izoard, qui relie Briançon au Queyras, a une montée en lacets spectaculaires.   Vus d’avion, comme un Circuit 24 géant, ils attirent les […]

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C’est l’été, la route des vacances. Dernière chronique avant la pause ; la prochaine paraitra début septembre. L’été sur les routes de montagne, les cols sont ouverts et tout vert. Le col d’Izoard, qui relie Briançon au Queyras, a une montée en lacets spectaculaires.

 

Vus d’avion, comme un Circuit 24 géant, ils attirent les amateurs de sensations fortes sur routes : cyclistes, triathlon, skateurs, motos…

 

Mômes, on jouait au Circuit 24, avec des bagnoles de courses sur deux voies ; on avait deux manettes ; le circuit était à plat, on ne passait pas de col…

 

Le col d’Izoard a été ouvert entre 1893 et 1897 ; une stèle installée en 1934, salue la mémoire du général Berge, des régiments de chasseurs alpins et du Touring Club de France.

 

Un col est un passage, une ouverture ; l’ouverture d’esprit est la condition du partage que les vacances favorisent : détendus, on peut considérer les autres, non les juger.

 

En descendant la D 907 du col d’Izoard vers Arvieux, un graffiti déclare : Motards = Connards.

 

Plus loin, juste après la Casse Déserte, impressionnant massif rocheux, un sentier monte au Lac de Souliers, en face du parking.

 

Pendant 10 minutes, on entend les motos, puis les mélèzes font écran, et commence le silence de la montagne…

 

Les motards font la route des Grandes Alpes de cols en cols où ils s’arrêtent pour la vue et boire un sirop ; le soir, ils dorment à l’hôtel et boivent des bières ; les hôtels sont contents.

 

Le 25 juillet (1), le Tour de France passe le col d’Izoard ; l’occasion de choisir un bon coin (2) le long du Circuit 24 et d’attendre la Caravane (3) en discutant avec ses voisins…

 

Voisins du dernier étage, le chamois dort ; on dit aussi le chamois d’or, sauf lorsque le champion est en vacances…

 

Bonnes vacances !

 

(1) Le Tour et l’Izoard en sont à leur 35eme rencontre ; une stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi est située près de la Casse Déserte.

 

(2) Le meilleur coin est le belvédère, 800 m après le village de Brunissard sur la route qui monte au col depuis Arvieux.

 

(3) Pleine de motards accrédités…

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Mona Bolt]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2083 2019-07-09T05:53:28Z 2019-07-08T17:57:40Z Incroyable montage sur un tee-shirt en vente dans tous les bons magasins de souvenirs ! La Joconde se prend pour Usain Bolt. Deux stars se fondent en une… Usain Bolt, Jamaïcain, champion du monde du 100 m et du 200 m, faisait le signe de la foudre après chaque victoire. Le regard de La Joconde disparaît […]

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Incroyable montage sur un tee-shirt en vente dans tous les bons magasins de souvenirs ! La Joconde se prend pour Usain Bolt. Deux stars se fondent en une… Usain Bolt, Jamaïcain, champion du monde du 100 m et du 200 m, faisait le signe de la foudre après chaque victoire. Le regard de La Joconde disparaît dans le montage, qu’à cela ne tienne, son sourire légendaire n’en est que plus visible…

 

Sourire lié aux réflexions de Léonard de Vinci sur la fatigue du modèle dans l’atelier qui l’incitèrent à faire venir dans l’atelier des clowns, poètes, musiciens… La fête quoi !

 

Il était très sollicité pour les fêtes des princes, la famille Médicis puis François 1er : Léonard savait « allumer le feu » avec ses installations…

 

Le tee-shirt mélange deux mondes apparemment contradictoires, au-delà de l’art et du marketing, la vitesse et la lenteur.

 

La vitesse d’un 100m en 9’ 58’’ en 2009 lors de la finale de championnats du monde à Berlin.

 

La lenteur du regard sur l’art mène à la détente ; il faut plus de 9’58’’ aujourd’hui pour atteindre le premier rang de la foule de La Joconde… ou pour se laisser atteindre par une œuvre d’art que l’on regarde.

 

Le style de course d’Usain Bolt était une merveille de détente ; il n’avait pas besoin de prendre un bon départ pour gagner…

 

Il n’y a rien à gagner avec La Joconde, mais la détente du spectateur est la condition sine qua non pour se laisser absorber dans sa contemplation ; ou dans celle d’œuvres qui ne figureront jamais sur aucun tee-shirt…

 

Une américaine à qui j’avais d’abord montrée La Joconde, à sa demande, a été très impressionnée ensuite par les murs nus des fossés du Louvre du XIIe siècle, au point de me dire : « C’est beaucoup plus impressionnant que La Joconde ! ».

 

Un tee-shirt représentant un mur du XIIe siècle ne se vendrait pas…

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[À quoi bon expliquer une œuvre d’art ?]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2074 2019-06-25T04:18:53Z 2019-06-24T21:18:03Z Au Bac philo (1) en L, il y a eu cette année « À quoi bon expliquer une œuvre d’art ? ». Ayant créé Vu sous cet angle, je cultive les regards et non les explications ; mon rôle est d’aider à regarder des œuvres d’art plus que de chercher à les expliquer ; expliquer […]

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Au Bac philo (1) en L, il y a eu cette année « À quoi bon expliquer une œuvre d’art ? ». Ayant créé Vu sous cet angle, je cultive les regards et non les explications ; mon rôle est d’aider à regarder des œuvres d’art plus que de chercher à les expliquer ; expliquer signifie qu’il y a à comprendre, or l’art ne se comprend pas, il se prend.

 

Il se prend dans les dents, dans la gueule, à moins qu’il ne soit une caresse dans les cheveux, une cavalcade avec les chevaux.

 

Dans le corrigé de philo de Nicolas Tenaillon (2)  – l’auteur de L’art d’avoir toujours raison (sans peine) – il y a cette citation de François Truffaut : « La mission du critique n’est pas d’apporter sur une œuvre « une vérité toute faite qui n’existe pas » mais de « prolonger le plus longtemps possible le choc de l’œuvre d’art ».

 

Nicolas Tenaillon rappelle que l’étymologie d’expliquer est déplier : déplier une œuvre pour mieux la regarder ; est-ce l’œuvre qui se déplie ou le regard qui se déploie ?

 

(1) Passe ton bac d’abord, un film de Maurice Pialat, 1979. Des lycéens de Lens se retrouvent avec leur professeur de philosophie au café Le Charon ; ça ne va pas fort.

 

(2) Pour lire son corrigé : https://www.philomag.com/bac-philo/copies-de-reves/a-quoi-bon-expliquer-une-oeuvre-dart-38978

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Ivre de voir]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2062 2019-06-18T06:30:26Z 2019-06-17T06:13:34Z « Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! » […]

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« Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! » écrit Baudelaire dans le Spleen de Paris (1).

 

« L’abus d’alcool est dangereux, consommez avec modération » est la réponse de la loi Évin, votée en 1991.

 

« L’abus de poésie est dangereux, lisez avec modération » ne figure sur aucune couverture de recueil de poèmes ; et pourtant : « Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. » (2)

 

L’ivresse poétique jaillit en voyant un chef-d’œuvre, les formes dessinées par le vent dans un champs de lin en Normandie, le ciel se déchirer avant un orage à Saint-Germain-des-Prés, les muscles des purs-sangs vibrer lors d’une course de trot attelé à Vincennes, lorsqu’on est au milieu d’eux, invité sur un sulky…

 

S’enivrer de vertus ? André Comte-Sponville a écrit Petit Traité des Grandes Vertus ; il les passe en revue : « La tempérance […] c’est la prudence appliquée aux plaisirs : il s’agit de jouir le plus possible, le mieux possible, mais par une intensification de la sensation ou de la conscience, et non par la multiplication indéfinie de ses objets. »

 

Sensation bonne ou mauvaise, chante Bashung dans           Fan  « Quand je me sens mal c’est que j’vais bien / Parce qu’avant attention, j’sentais plus rien » ; toute la verve de Boris Bergman, son parolier fétiche, est dans ce vers (3).

 

Boire un verre pour diluer l’angoisse de passer à côté de ce que nous devrions voir ; mais ce conditionnel cache un vide : nous ne devons rien voir.

 

Nous voyons comme nous sommes ; alors, comment accepter d’être simplement nous-mêmes ? Ou doublement en dépassant la dose prescrite ?

 

Libre de vivre

Ivre de voir

Tout est là

 

(1) Poème XXXIII

 

(2) Ces paroles de l’auteur, le comte de Lautréamont, avertissent le lecteur dès le début du chapitre 1 des Chants de Maldoror.

 

(3) https://www.youtube.com/watch?v=Xw38GN5n66E

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Bob Dylan, c’est du tonnerre !]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2054 2019-06-17T06:19:59Z 2019-06-11T05:24:46Z Rolling Thunder Revue, la revue du tonnerre qui gronde, fut le nom de la tournée de Bob Dylan à l’automne 1975 à travers les USA, dans des salles à l’écarts des grands circuits. Cette tournée est culte. Elle fit l’objet du Bootleg Serie n°5, mais un nouveau coffret de 14 CD sort actuellement ! Pourquoi […]

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Rolling Thunder Revue, la revue du tonnerre qui gronde, fut le nom de la tournée de Bob Dylan à l’automne 1975 à travers les USA, dans des salles à l’écarts des grands circuits. Cette tournée est culte. Elle fit l’objet du Bootleg Serie n°5, mais un nouveau coffret de 14 CD sort actuellement ! Pourquoi vous parler d’un concert de 1975 de Bob Dylan et de la sortie d’un coffret de 14 CD ?

 

Ceux parmi vous qui me connaissent bien ne sont pas surpris – ils rigolent même ! Les autres ignorent encore que Dylan fait quasiment partie de mon ADN ; il est l’essence qui fait tourner le moteur Vu sous cet angle.

 

Sans blague ! Prenez la chanson Mr Tambourin man ; eh bien, le héros demande à l’homme au tambourin de lui chanter une chanson car il n’a pas d’endroit où aller ; bref il est disponible pour l’écouter… La disponibilité, condition première pour apprécier une œuvre d’art.

 

Rolling Thunder Revue est un mélange de chansons à l’énergie déferlante, d’autres d’une infinie tendresse, comparable à un grand cru classé, cette puissance douce inimitable qui reste en bouche comme une chanson continue à vivre en vous…

 

Mercredi 12 juin, sur Netflix, passe Rolling Thunder Revue, a Bob Dylan story by Martin Scorcese, dont voici un extrait : https://www.youtube.com/watch?v=PS4gsWDSn68

 

Scorcese filme les concerts comme personne ; Bob Dylan, l’inventeur du Never Ending Tour, la tournée qui ne s’arrête jamais, considère que : « La vie ce n’est pas se trouver soit ou quelque chose. Il s’agit de se créer. » Se créer un regard, voici la raison d’être de Vu sous cet angle.

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Mortel quai Voltaire]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2042 2019-06-04T06:03:42Z 2019-06-02T20:45:19Z Mardi 28 mai après-midi, quai Voltaire, dans les embouteillages, un car de tourisme touche la voiture avec chauffeur devant lui qui prend la chose très mal ; il va voir le chauffeur du car, ils s’insultent, s’échangent des coups, puis le chauffeur de voiture retourne vers son véhicule, mais le chauffeur de car le coince […]

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Mardi 28 mai après-midi, quai Voltaire, dans les embouteillages, un car de tourisme touche la voiture avec chauffeur devant lui qui prend la chose très mal ; il va voir le chauffeur du car, ils s’insultent, s’échangent des coups, puis le chauffeur de voiture retourne vers son véhicule, mais le chauffeur de car le coince entre son car et un autre car qui vient d’arriver ; sa tête est prise en tenaille, il s’écroule, il est mort.

 

Homicide volontaire ou involontaire ? Je n’en sais rien, mais le résultat est un désastre : un mort et une lourde peine de prison à venir.

 

Le chauffeur incriminé, conduisait un car à deux étages de la compagnie Sight Seeing qui propose un service « hop on hop off », où les touristes montent et descendent comme ils veulent (1).

 

Selon la Ville de Paris, cette compagnie n’avait pas l’autorisation de rouler ni de s’arrêter ; la Ville de Paris a beau jeu de dire cela… Si elle ne devait pas rouler, il fallait l’en empêcher, sinon à quoi sert une autorité ? Évidemment la compagnie détournait l’interdiction de s’arrêter en n’annonçant pas ses arrêts officiellement.

 

Guide conférencier, j’anime de nombreux tours de ville en car dans Paris, pour des Américains de la compagnie Viking Cruise. Je collabore avec les chauffeurs ; ce drame me touche beaucoup.

 

Le tour de ville sous toutes ses formes est le cœur du tourisme dans Paris qui annonce à tout le monde qu’elle est la plus belle ville du monde, même si sur ses boulevards périphériques ou non, ses avenues, ses places, ses quais, les automobilistes s’insultent, se font des queues de poissons, se refusent des priorités…

 

La courtoisie a disparu ; la courtoisie, cette « politesse raffinée » selon Robert et Larousse.

 

Dans le permis actuel, la courtoisie donne 1 point : est-ce bien suffisant suffisant ?

 

(1) Les notes de la Cie sur Trip Advisor sont très négatives à une ou deux exceptions près.

 

 

 

 

 

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Victoire de Samothrace : qui a gagné ?]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2032 2019-05-27T21:33:02Z 2019-05-27T18:12:37Z Personne n’a gagné à Samothrace. Le nom de l’œuvre ne représente pas la victoire des uns contre les autres, mais la victoire elle-même, personnifiée par la déesse grecque Niké. Samothrace est le nom d’une île du nord de la mer Égée, où cette sculpture du IIe siècle av J.C – époque hellénistique -a été découverte […]

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Personne n’a gagné à Samothrace. Le nom de l’œuvre ne représente pas la victoire des uns contre les autres, mais la victoire elle-même, personnifiée par la déesse grecque Niké. Samothrace est le nom d’une île du nord de la mer Égée, où cette sculpture du IIe siècle av J.C – époque hellénistique -a été découverte en 1863.

 

Victoire du marketing, Nike a stylisé la forme de ses ailes pour en faire son logo. Faut-il en rire ou en pleurer ? C’est le problème de la victoire, qui comme le crime, profite toujours à quelqu’un…

 

Peu importe la victoire ou la défaite dans la chanson, Love Minus Zero (1) où Bob Dylan brouille les pistes à propos de la femme qu’il aime : « She knows there’s no success like failure And that failure is not a success at all », traduit par

« Elle sait qu’il n’y a pas de succès comme l’échec et que l’échec n’est pas un succès du tout. »

 

Victoire de l’amour tissée sur le métier des jours qui passent…

 

Victoire du géant vert Jadot qui est sorti du bois européen pour protéger la forêt…

 

Défaite du Parti Communiste dont le score est à peine supérieur à celui du parti animaliste…

 

Les chiens suivent leurs maîtres le long des trottoirs pour pisser, tandis que sans les Communistes, il n’y aurait jamais les Congés Payés en 1936, ni la création de la Sécurité Sociale, à travers le CNR, en 1945.

 

La Victoire de Samothrace est une sculpture tonique. Installez-vous sur le palier de l’escalier qui mène à l’œuvre (2) : observez-la, adoptez son attitude, en basculant votre bassin… Sentez-vous l’énergie circuler dans votre corps ?

 

L’engagement politique demande aussi énergie et astuce pour ne pas prendre au premier degré le titre du roman de Boris Vian (3) On tuera tous les affreux ; ce serait trop de boulot !

 

(1) Lien pour écouter la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=9w1mCevu3sU

 

(2) La Victoire de Samothrace était installée en haut d’une falaise qui dominait la mer pour encourager les marins à affronter la houle ; au Louvre, en haut de l’escalier, elle encourage les visiteurs à rester zen dans la foule…

 

(3) Écrit sous son pseudonyme Vernon Sullivan

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Regardez à nouveau la vidéo !]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=2013 2019-05-21T05:25:42Z 2019-05-19T16:47:24Z Le temps passe et ce n’est pas la plus vieille horloge de Paris qui dira le contraire depuis le XIVe siècle. Mais dans les visites Vu sous cet angle, le temps se suspend si par la grâce de regards, quelque chose d’autre que d’avoir compris une œuvre d’art se passe (1).   Regardez à nouveau […]

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Le temps passe et ce n’est pas la plus vieille horloge de Paris qui dira le contraire depuis le XIVe siècle. Mais dans les visites Vu sous cet angle, le temps se suspend si par la grâce de regards, quelque chose d’autre que d’avoir compris une œuvre d’art se passe (1).

 

Regardez à nouveau la vidéo : utilisez le lien puis cliquez dans le cadre.

https://vusouscetangle.net/

 

Quelle joie d’aller voir ailleurs éprouvent ceux qui ont laissé l’œuvre les prendre par la main, le nez, les pieds, les bras, les jambes, le ventre, le bas-ventre… !

 

Les yeux sont ouverts (2) et l’âme toute rouge ; dans les visites Vu sous cet angle, les couleurs vivent !

 

Regardez à nouveau la vidéo : utilisez le lien puis cliquez dans le cadre.

https://vusouscetangle.net/

 

Sur cette horloge les chiffres romains indiquent IIII, après I, II, III ; puis V, VI, VII, VIII ; enfin IX, X, XI, XII. Le cadran est ainsi réparti en trois tiers : I, Dieu unique ; V, la colombe du Saint Esprit ; X, la crucifixion.

 

Le Moyen Âge était le temps des horloges regardées en groupe ; la Renaissance a inventé les montres en considérant l’individu et en miniaturisant les mécanismes ; une montre est une petite horloge !

 

Vous êtes un individu entouré par un groupe d’au moins 6 personnes – amis, famille, collègues : quelle bonne idée de réserver une visite Vu sous cet angle !

 

Pour regarder un quartier de Paris, un musée, un jardin, les bords de Seine, ou passer le périf…

 

Appelez-moi au : 06 82 29 37 44

 

(1) Une œuvre d’art ne se comprend pas, elle se prend, pas sous le bras, quand elle est dans un musée ; elle se prend pour ce qu’elle est, quelque chose qui nous échappe… Chappe et son télégraphe qui envoyait des signaux ; une œuvre nous envoie des signaux que nous transmettons à notre âme qui les croise avec d’autres signaux reçus récemment ou non. Notre âme bosse fort !

 

(2) Faites bien la liaison

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Un immense repérage ?]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=1996 2019-05-14T06:27:32Z 2019-05-13T10:26:22Z Dimanche 12 mai a eu lieu la 3e édition de Run my city : une course sympathique à la limite de l’absurde. Sympathique car il ne s’agissait pas de faire un chrono, on pouvait courir en duo ou en quartet ; à la limite de l’absurde car les deux parcours de 9 km et 15 […]

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Dimanche 12 mai a eu lieu la 3e édition de Run my city : une course sympathique à la limite de l’absurde. Sympathique car il ne s’agissait pas de faire un chrono, on pouvait courir en duo ou en quartet ; à la limite de l’absurde car les deux parcours de 9 km et 15 km étaient ponctués de monuments de Paris (1) traversés, sans courir, pour les admirer ou simplement reprendre son souffle…

 

Pourquoi créer un évènement qui fasse le lien entre la course à pieds et les monuments de Paris, au lieu d’aller courir dans les bois, où l’air est pur ?

 

La course s’appelle Run my city : tout le monde sait qu’à Paris on parle anglais ; l’anglais c’est fun, comme est fun une race à pieds among les monuments de Paris !

 

Organisant une visite dans le Marais, assez fun – Vu sous cet angle c’est fun, fun, fun (2) – j’ai vu passer les coureurs devenus marcheurs dans le jardin de l’hôtel Sully ; ce jardin si calme qui évoque « La douceur de vivre de l’Ancien Régime » selon le mot de Talleyrand…

 

L’Hôtel de Sully fut construit au début du XVIIe, puis acheté meublé par le duc de Sully (3). Quand on prend plus que le temps de le traverser, on peut y faire une expérience dans son jardin : en se plaçant au niveau des pelouses dans l’axe de la porte qui mène à la cour pavée de l’autre côté, on voit passer les voitures rue Saint-Antoine…

 

On les voit sans les entendre, le bâtiment principal fait un écran phonique. Les nobles aimaient se tenir dans leur jardin, avant la Révolution, à l’écart de l’agitation ; ils buvaient une tasse de thé en se demandant s’ils allaient tourner, pour changer, leur cuillère en argent dans le sens des aiguilles d’une montre ou le sens inverse…

 

Run my city n’était pas contre la montre, mais la flânerie chère à Balzac « Se promener c’est végéter, flâner c’est vivre ; la flânerie, c’est la gastronomie de l’esprit » était bien loin dimanche…

 

Sitôt sortis du jardin par l’autre porte qui donne Place des Vosges, les « marcheurs » étaient invités par le staff à s’y remettre : « On court, on court, on court ! ».

 

Run my city aura-t-elle été un immense repérage, pour de futurs flâneurs ? Mais un repérage (4) gagne plus à être intense qu’immense…

 

(1) Hôtel de Ville, Petit Palais, Musée Cognacq-Jay, Jardin du Palais Royal, BNF-Site Richelieu, Hôtel de la Monnaie, etc…

 

(2-1) Clin d’œil à la chanson Run, run, run du Velvet Underground, pour l’assonance, où il est question de prendre une taffe « take a drag » :

https://www.youtube.com/watch?v=4Bp-ihtgzdE

 

(2-2) Vu sous cet angle, des visites sur rendez-vous, qui n’attendent que vous pour m’appeler au 06 82 29 37 44

 

(3) Maximilien de Sully, premier ministre d’Henri IV, qui acheta cet hôtel en 1634 et y résida peu de temps, vécut de 1559 à 1641, soit 82 ans ; il avait beaucoup d’humour, ça conserve !

 

(4) Je parle en connaisseur !

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Bruno De Baecque http://vusouscetangle.net <![CDATA[Passons le périf !]]> https://vusouscetangle.net/?post_type=chronique&p=1983 2019-05-07T05:10:35Z 2019-05-06T15:38:21Z Antoine Blondin (1) avait eu l’idée d’un livre où un provincial débarquait à l’entrée de Paris, mais intimidé, n’y entrait pas, faisait le tour des boulevards des maréchaux, de cafés en cafés… Le livre ne fut jamais écrit. Pour arriver aux Maréchaux, le provincial avait passé le périf…   Pas de cafés sur le périf […]

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Antoine Blondin (1) avait eu l’idée d’un livre où un provincial débarquait à l’entrée de Paris, mais intimidé, n’y entrait pas, faisait le tour des boulevards des maréchaux, de cafés en cafés… Le livre ne fut jamais écrit. Pour arriver aux Maréchaux, le provincial avait passé le périf…

 

Pas de cafés sur le périf (2), qu’on passe pour quitter Paris. « Tu ne me feras pas vivre en banlieue ! » lui dit-elle ou c’est l’inverse, sauf pour les bienheureux célibataires qui évitent ce genre de conversations !

 

Banlieue, mot composé de ban et lieue : le ban remonte au XIIe siècle, traduit l’autorité seigneuriale ; la lieue est le rayon du « cercle » sur lequel le ban s’exerce. Une lieue terrestre représente la distance que parcourt un homme à pieds en 1 heure ; une lieu métrique est égale à 4 km.

 

Jusqu’en 1859, la banlieue commence au-delà des grands boulevards : Montmartre, Clichy, Belleville, Passy, Montrouge, etc, sont des villages en dehors de Paris ; se souvenir comme disait Perec que l’Arc de Triomphe a été construit à la campagne. En1860, Haussmann intègre les 10 villages qui entouraient Paris.

 

Haussmann c’est fini, vive le Grand Paris !

 

Le chantier actuel du Grand Paris Express (3) est à l’échelle des anciens chantiers haussmanniens. Le super métro avec ses 200 km de lignes souterraines autour de Paris va totalement changer la vie des « comuters ».

 

Ce mot anglais est traduit en français par « navetteurs », autant dire jamais traduit, car personne ne parle jamais de navetteurs, alors que pour les anglophones, « comuters » est évident.

 

Paris ne considère pas les banlieusards qui viennent y travailler et en repartent, mais les Parisiens : être ou ne pas être de Paris.

 

Hamlet en rirait : « To be or not to be » from Paris !

 

Rions en autrement en suivant l’un des 10 itinéraires du livre L’autre Paris de Nicolas Le Goff (4), qui invite à explorer l’est, le sud et le nord de Paris, et la proche banlieue, ses friches industrielles, son architecture contemporaine, ses jardins partagés, son street art, ses cafés… La vie !

 

Les cafés indiqués le long de ces balades sont si nombreux qu’ils nous invitent à revenir… en banlieue !

 

(1) Antoine Blondin (1922-1991) fut un génie du verbe. Écrivain, Un singe en hiver, devenu un film culte de Verneuil ; chroniqueur sportif du Tour de France, d’athlétisme et de rugby : articles rassemblés dans L’ironie du sport.

 

(2) Même lorsqu’il sera limité à 50 Km/h et planté d’arbres.

 

(3) Pour en savoir plus sur le Grand Paris Express : https://www.societedugrandparis.fr/gpe/visiter-la-fabrique-du-metro

 

(4) L’autre Paris, 10 promenades dans des quartiers qui réinventent la capitale, 2017, Nicolas Le Goff, Parigramme.

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