Les tas c’est moi

Des tas de couleurs jaune, ocre, marron, gris foncé, noir, qui correspondent à des tas de granulats, charbon, déblais, déchets inertes, ferraille en gros ou en petits morceaux, résidus de couche de roulement de route… « Les tas c’est moi » dit l’État. Pourquoi ?

Les ports de Gennevilliers et Bonneuil font partie du Port de Paris, établissement public qui gère les 70 installations portuaires d’Ile de France ; quand l’État dit : « Les tas c’est moi » on entend « L’État c’est moi ! » assené soit-disant par Louis XIV du haut de ses 17 ans, en 1655, aux magistrats du Parlement de Paris.

 

Comme un tas peut en cacher un autre, hors du port, nous faisons attention aux tas de vaisselle sale, tas de linge sale, de chaussettes dépareillées, de chiffons, de livres qu’il faudrait donner à Emmaüs mais les prennent-ils ? Un tas de soucis…

 

Dans les ports des Gennevilliers, de Bonneuil, les tas sont la partie visible du recyclage industriel qui représente plus de 15 % de l’activité totale ; ils sont l’essence de l’économie circulaire sans laquelle le développement durable ne risque pas de durer longtemps…

 

Guide conférencier, regardeur professionnel, créateur des visites Vu sous cet angle, je vous invite à regarder les tas ; à découvrir à quoi chaque tas sert, serti de promesses de production sans déchet puisque les déchets d’hier deviennent la matière première de demain.

 

Il n’y a pas que les tas dans les ports : la fabrication de l’enrobé pour les routes, le béton prêt à l’emploi pour ce qui borde les routes, les maisons, la farine des Grands Moulins de Paris pour les baguettes du petit déjeuner qu’on mange dans les maisons ; la logistique avec le terminal de conteneurs pour les courses dans les supermarchés qu’on range dans les frigos des maisons ; la fameuse aventure de Franprix qui est entrée en Seine… Quel programme !

 

Vous êtes des professionnels à la recherche d’animations exceptionnelles dans des lieux hors du commun ; rencontrons-nous pour organiser cette visite riche en visions et en réflexions.

 

Bruno de Baecque